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Stage "Filmer la peur"

Du 12 février 2011 au 13 février 2011 à POITIERS au TAP Cinéma

Dans le noir, les mises en scènes de la peur se multiplient tour à tour baroques, élégantes, sauvages et débordantes. ..
Jean-Baptiste Thoret est enseignant, historien et critique de cinéma, spécialiste du Nouvel Hollywood et des réalisateurs de genre. Il collabore à de nombreuses revues et magazines.
Lors du week end, chaque film est présenté et suivi d’une discussion avec les participants.

> Samedi 12 février
14h00 : LES DIABOLIQUES
Échanges avec Jean-Baptiste Thoret
18h00 : ROSEMARY’S BABY

> Dimanche 13 février
10h00 : LA NUIT DES MORTS VIVANTS
14h00 : Temps d’échange sur la thématique avec projection d’extraits de films

Tarifs du week end (films compris) : 25 € (plein tarif), 15 € (tarif réduit)
Enseignants école et cinéma, Partenaires du dispositif Passeurs d'Images (salariés des structures socioculturelles ou des municipalités, bénévoles faisant partie d’un projet cinéma, jeunes adultes ayant une sensibilité cinématographique) >> Contacter Marina Esnault / Alice Chaput - 05 49 44 53 62/ 58 -
cinema-education@mjcaa-poitiers.fr // Vos frais d'inscription et d'hébergement éventuels peuvent être pris en charge



LES FILMS

> Prix Louis Delluc 1954
LES DIABOLIQUES
france - 1954 |  Réalisation : Henri-Georges Clouzot | Scénario : Henri-Georges Clouzot, Jérôme Geronimi, René Masson, Frédéric Grendal, d’après le roman Celle qui n’était plus  de Pierre Boileau et Thomas Narcejac | Image : Armand Thirard, Robert Juillard | Musique : Georges Van Parys | Interprétation : Simone Signoret, Véra Clouzot, Paul Meurisse | Durée : 1 h 54.

  sam 12 FÉV à 14h00  

Michel Delasalle dirige un pensionnat de garçons à Saint-Cloud. Homme tyrannique et odieux, il martyrise sa femme Christina et terrorise sa maîtresse Nicole, professeure dans l'établissement. Les deux femmes s'unissent pour le tuer. […]
« Plus qu'un policier, c'est incontestablement l'un des premiers films d'épouvante français. La recette : un meurtre particulièrement dur, un coup de théâtre final, une atmosphère d'épouvante. Grâce à cette adaptation qui lui permet de déployer sa noirceur et son pessimisme légendaires, Henri-Georges Clouzot décroche le plus grand succès commercial de sa carrière. […] En décrivant, avec la minutie d'un chercheur, des personnages qui s'entre-dévorent tels des insectes, il livre une œuvre à la limite du fantastique, qui combine angoisse psychologique (dans le huis clos d'un pensionnat), peinture de mœurs (les relations sadomasochistes d'un homme, de sa femme et de sa maîtresse) et effets terrifiants (l'image de Paul Meurisse gisant au fond d'une baignoire remplie à ras bord a fait le tour du monde). »
(Amazon.fr)


ROSEMARY’S BABY

 États-Unis - 1968 | Réalisation : Roman Polanski | Scénario : Roman Polanski, d’après le roman de Ira Levin | Image : William Fraker | Musique : Krzysztof Komeda | Interprétation : Mia Farrow, John Cassavetes, Ruth Gordon | Durée : 2 h 10 | Version originale sous-titrée | Interdit aux moins de 16 ans.

  sam 12 FÉV à 18h    

«  Guy et Rosemary Woodhouse emménage dans un appartement new-yorkais. Leur appartement jouxte celui des Castevet, un couple troublant de sexagénaires. Ils sympathisent avec eux, et ils s'immiscent de plus en plus dans la vie privée de Guy et Rosemary. À la suite d'un cauchemar bizarre, Rosemary tombe enceinte…

S’il respecte l’histoire du roman écrit par Ira Levin, tant du point de vue des péripéties, du dialogue ou de l’atmosphère, Polanski marque néanmoins l’histoire de sa patte personnelle. Le caractère subjectif des malheurs endurés par Rosemary est accentué au point qu’un doute subsiste : est-elle réellement victime des agissements d’une secte ou est-ce le fruit de son imagination paranoïaque ? [...]

Pour la crédibilité de son histoire, il décide de la raconter avec cette équivoque de la folie, d’un enchaînement de coïncidences sinistres seulement en apparence. […]

À l’aise dans tous les genres, il fait de Rosemary’s baby un grand modèle du film d’horreur, ouvrant la voie aux films à thèmes parapsychologiques qui fourmilleront dans le septième art. »
(Romanpolanski.online.fr)



LA NUIT DES MORTS VIVANTS

 (The  night of the living dead) - États-Unis - 1968 – Réalisation : George Romero | Scénario : George Romero, John Russo | Image : George Romero | Musique : Scott Vladimir Licina | Interprétation : Duane Jones, Judith O’Dea, Karl Hardman | Durée : 1 h 36 | Version originale sous-titrée.

  dim 13 FÉV à 14h00

« Cette œuvre charnière du cinéma de terreur hollywoodien, sorte d'acte de naissance des nouvelles conditions de l'épouvante cinématographique moderne a d'abord été le projet d'une bande de copains de Pittsburgh. Amateurs de bandes dessinées et de films d'horreur, remâchant, entre deux joints, les différentes manières de changer la société, comme c'était alors la mode, Georges Romero et ses amis se sont lancés dans la réalisation, en 1968, d'une bande de terreur, autour de la simple prescription d'améliorer et de dépasser les conditions d'alors de la peur cinématographique.
La nuit des morts-vivants, tournée en noir et blanc avec un budget dérisoire, invente pourtant une nouvelle figure de monstres, détachée de tout romantisme et de toute justification. Le mort-vivant, créature anthropophage et titubante, figure l'idiotie même d'une réalité qui n'a pas de sens. A cette sensation d'un absurde existentiel se joint une vision critique radicale de la société, le recours à des images (comme celle du héros noir abattu) qui renvoient aux turbulences de la société américaine d'alors. Revoir ce film est une occasion de redécouvrir la force d'une œuvre qui a contribué, au-delà du choc induit par le réalisme sanglant de certaines séquences, à faire sortir et le fantastique et la critique sociale hors des frontières qu'elles s'étaient auparavant édifiées.  »
Jean-François Auger (Le Monde)

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